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AbrahamSaint Paul le Confesseur archevêque de Constantinople (IVe siècle)
Fête le 6 novembre

Le 6 novembre, l'Église orthodoxe vénère la mémoire de saint Paul le Confesseur, archevêque de Constantinople.

Saint Paul naquit à Thessalonique dans les premières années du IVe siècle. Lors du premier Concile de Nicée, il était encore tout adolescent, mais il fut peu de temps après rangé parmi les clercs de l'Église de Constantinople. Il se signalait par la pureté de sa vie, sa douceur et son enseignement irréprochable de la foi orthodoxe. C'est pourquoi il fut ordonné diacre, puis prêtre, par l'archevêque Alexandre [fête le 30 août], malgré son jeune âge.

Saint Paul était aimé de tous les fidèles de la capitale, aussi fut-il consacré archevêque, en 340, à la mort d'Alexandre qui l'avait désigné comme son successeur. Son élection déchaîna cependant la haine des ariens, qui le calomnièrent auprès de l'empereur Constance, lequel se trouvait alors à Antioche. Lorsqu'il apprit la consécration du jeune orthodoxe, il revint furieux dans la capitale et réunit un concile d'évêques ariens, qui déposa Paul et le remplaça par l'évêque de Nicomédie, Eusèbe : un des chefs de file de l'hérésie. L'arianisme semblait pouvoir triompher définitivement, puisque l'empereur et l'archevêque de Constantinople en étaient d'ardents partisans. Dès son installation sur le trône archiépiscopal, Eusèbe commença à traquer avec acharnement les défenseurs du concile de Nicée. Mais Dieu n'abandonna pas son Église : Eusèbe mourut après une année et les orthodoxes de la capitale rappelèrent Paul, qui s'était réfugié à Rome, auprès du pape Jules, où il avait retrouvé saint Athanase d'Alexandrie, lui aussi exilé pour le Nom du Christ. Toutefois, au moment de reprendre son siège, le saint confesseur se trouva mêlé à de nouveaux troubles populaires, car les ariens avaient élu et ordonné un successeur à Eusèbe : l'hérétique Macédonios, qui joignait le blasphème contre la divinité du Saint-Esprit à l'erreur d'Arius quant à la divinité du Verbe. Informé de la situation, l'empereur Constance donna, d'Antioche, l'ordre à Hermogène, le chef militaire de la Thrace, d'entrer avec ses troupes dans la capitale et d'en chasser Paul par la force. Le peuple s'ameuta, des combats sanglants éclatèrent partout dans les rues, faisant de nombreuses victimes, et Hermogène lui-même fut victime de la vindicte populaire. Les émeutiers le tuèrent, traînèrent son corps à travers la ville et brûlèrent sa demeure. Paul put donc être rétabli sur son siège, mais pour peu de temps. L'empereur furieux arriva en force à Byzance, en chassa Paul, qui alla chercher refuge à Rome, puis il déchaîna sa colère sur Macédonios, l'accusant d'avoir été la cause de tous ces troubles.

En Occident, Paul obtint le soutien de l'empereur Constant qui résidait à Trèves et, grâce aux lettres de réprimandes que le pape adressa aux évêques orientaux pour leur attitude envers sa personne et à l'égard de saint Athanase, il put, au bout de quelque temps, regagner son siège au milieu de l'allégresse générale. Mais Constance, ne pouvant trouver de repos dans sa lutte contre les orthodoxes, chargea bientôt le préfet du Prétoire, Philippe, d'expulser Paul et de replacer Macédonios sur le siège de la reine des villes, sans toutefois réitérer les troubles qu'avait occasionnés l'intervention d'Hermogène. C'est pourquoi Philippe usa d'un stratagème pour attirer saint Paul vers l'établissement de bains. Sous prétexte de lui rendre les honneurs, il le fit enlever en secret et exiler à Thessalonique, d'où le malheureux évêque se rendit de nouveau à Rome.

En 347, à l'issue du concile de Sardique, Athanase et Paul purent reprendre possession de leurs sièges. Pendant environ trois ans, l'Église de Constantinople connut, autour de son pasteur légitime, la paix et la sécurité de l'Orthodoxie. Mais ce répit fut de courte durée, car, en 350, le comte Magnence se souleva contre l'empereur orthodoxe d'Occident, Constant, et se fit proclamer empereur par ses troupes. Ses prétentions à l'empire universel obligèrent Constance à engager une guerre contre lui et, après de dures campagnes, l'empereur hérétique s'empara de Lyon et reconstitua à son profit l'unité de l'Empire. L'équilibre qu'avait procuré jusque-là la présence d'un empereur orthodoxe en Occident était désormais rompu, et Constance put déchaîner librement ses persécutions contre les défenseurs de la divinité du Fils de Dieu. Il fit arrêter saint Paul et le fit conduire, chargé de lourdes chaînes, à Singar d'abord, puis à Émèse, et enfin dans la lointaine Arménie. C'est là qu'un jour où le saint évêque célébrait la Divine Liturgie, les ariens se ruèrent dans l'église et l'étranglèrent au moyen de son omophore. (v.351).

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Sources : synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos
et site Orthodox Church in America
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